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Pour la libération immédiate de Patrick Dubreucq, la relaxe de tous les inculpés des 10 et 17 octobre et l’arrêt de toutes les procédures en cours

mercredi 28 octobre 2009, par Jean-Francois Chazerans


Les évènements du samedi 10 octobre à Poitiers (Cf. documents) ont entraîné l’arrestation et la condamnation de plusieurs personnes qui visiblement étaient des boucs émissaires. Après 48 heures de garde à vue, 8 prévenus sont passés en comparution immédiate, ce qui, ajouté au battage médiatico-politique, n’a pas permis à la justice de s’exercer sereinement. Toutes ont été condamnées à des peines très lourdes dont de la prison ferme pour trois d’entre elles. Deux d’entre elles, Samuel et Jean-Salvy ont été remises en liberté en attendant le procès en appel, le 10 décembre. Patrick est resté en prison.

- Nous exigeons la libération immédiate de Patrick Dubreucq. Aussi étranger à ceux qui se sont désignés comme "coucous" que le sont Samuel et Jean-Salvy, Patrick Dubreucq n’a pas bénéficié de remise en liberté. Il a été condamné à 4 mois de prison ferme pour avoir jeté un projectile en direction des forces de l’ordre sans que personne n’ait été blessé. La Justice a considéré que ses garanties de représentation en justice et de non réitération étaient insuffisantes.

Parce qu’il vit de minima sociaux, parce qu’il fait partie de ces "exclus", Patrick devrait rester enfermé... C’est la logique de ce pouvoir qui veut réprimer tout particulièrement cette partie de nos concitoyens. Alors qu’à 50 ans passés, il n’a jamais été condamné, il est présenté comme susceptible de réitérer un acte dit "violent", mais exceptionnel, en direction des forces de police. Présenter Patrick comme un risque pour l’ordre public est une sinistre farce (Cf. l’article de la Nouvelle République). A ce jour, alors que Jean-Salvy et Samuel ont été remis en liberté, Patrick est toujours en prison. Cette décision de maintien en détention de Patrick nous indigne. Dans un souci de justice et de respect de la dignité des personnes, nous exigeons sa libération immédiate.

- Nous exigeons l’acquittement de Patrick Dubreucq, Jean-Salvy Compte, Samuel Bastard et Charles Velghe dont les procès en appel auront lieu le 19 novembre pour le premier et le 10 décembre pour les seconds. Nous n’avons aucune information sur la date de l’appel pour Charles.

- Nous exigeons de même la relaxe pour tous les inculpés du 10 et du 17 octobre et l’arrêt de toutes les procédures en cours. Notamment celle qui menace de fermer le 23 avenue de Paris, lieu artistique et culturel qui n’a aucun lien avec les événements du 10.

- Nous réaffirmons que nous ne laisserons pas bafouer les droits d’expression et de manifestation.

- Nous nous opposons aux multiples formes de répression des mouvements sociaux.

Dans un souci de justice et de respect de la dignité des personnes, nous exigeons la libération immédiate de Patrick Dubreucq, la relaxe de tous les inculpés des 10 et 17 octobre et l’arrêt de toutes les procédures en cours.

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Documents joints


  • Pour la libération

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  • de Patrick Dubreucq,

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  • Patrick Dubreucq CP

    Patrick Dubreucq reste en prison article de centre presse du 06 novemebre 2009


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Je suis de Nevers, étudiant, et nous organisons des concerts antifa, mais nous sommes de tout coeur avec cette pétition également ! Good Luck !
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13 décembre 2009
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je suis avec vous envoyez-moi votre pétition sur mon mail, avec le texte, que je puisse l’envoyer au plus de monde possible. j’ai eu connaissance de l’histoire grâce à l’article du nouvel Obs ! merci G.S.
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4 Messages de forum

  • Je vous joins copie du message que je viens de recevoir de la part d’Elodie. Elle est professeur de français langue étrangère depuis une dizaine d’années et a enseigné au Koweït, en Syrie, en Turquie (peut-être ailleurs ?). Elle avait obtenu cette année un poste à l’Université de Bir Zeit mais voilà, rien ne s’est passé comme prévu. Je vous laisse lire son message. Diffusez le dans tous vos réseaux.

    Quand la volonté de maintenir les Palestiniens dans une boîte fermée et de traiter tous ceux qui veulent, par humanité, en soulever un tout petit le couvercle, comme des criminels, on ne peut pas rester indifférents. Voilà un témoignage qui, après bien d’autres, doit renforcer notre volonté de faire campagne pour le boycott d’Israël, pour l’isoler sur la scène internationale et soutenir ceux qui, en Palestine, résistent.

    Toute proportion gardée, nous avons fait l’expérience à Poitiers d’arrestations musclées et injustes. Et on sait qu’Israël a envoyé des "formateurs" à la police française pour leur apprendre à réprimer les "mouvements dans les banlieues" dans le cadre des campagnes anti-terroristes.

    C’est la même injustice subie par Jean, Sam et Patrick qu’a subi Elodie, que subissent tous les jours des milliers de Palestiniens et des millions de personnes dans le monde, tout simplement parce qu’elles n’acceptent pas que les immenses richesses de la terre ne profitent qu’à quelques uns du fait d’un système économique qui ne s’embarrasse pas de sentiments.

    Voilà pourquoi la lutte contre l’impunité d’Israël est une lutte qui nous concerne ici, en France. Pas pour dire aux Palestiniens comment ils doivent voter et par quel moyen mener leur combat. Mais parce qu’Israël est l’antithèse parfaite d’un Etat fraternel et humain et que c’est ce modèle qui tend à s’imposer G8 après G20, sommet européen après programme euro-méditerranéen.

    Sylvette ROUGIER

    "Je suis partie le 12 août. Je suis arrivée à Tel-Aviv le 13... et ça m’a porté la poisse ! Mon mensonge avait marché comme sur des roulettes, j’avais obtenu mon visa en à peine 45 mn (un miracle pour moi qui avait dû l’attendre 10 heures à Allenby en juin dernier !!!) mais la minette qui a fait les dernières vérif était une chieuse qui n’a pas aimé mon passeport tout neuf.. J’ai expliqué que c’était le nouveau passeport biométrique avec lequel je voulais aller aux Etats-Unis pour un prochain voyage, mais ça ne l’a pas convaincue. A cours de questions, elle est allée faire une vérification sur leurs satanés ordinateurs... et là, ils ont retrouvé la trace de mon passage en juin... à partir de là, tout s’est déglingué... j’ai quand même essayé de sauver ce qui pouvait encore l’être,je leur ai tenu tête longtemps, mais ça n’aura servi qu’à m’attirer plus d’ennuis. Je me suis fait gaulée avec mon numéro de portable français,(pas le portable lui même, sur lequel j’avais bien sûr tout effacé, non. Le numéro...) avec lequel ils ont retrouvé la trace d’appels que j’avais passé à Ramallah (un truc très louche, d’ailleurs, je me demande si je me suis pas fait avoir par une "taupe", c’est très bizarre...)... après, j’ai eu droit à la totale : photo, prise d’empreintes, "visa denied" sur le passeport, et interdiction de séjour pour 5 ans. Les conditions du refoulement étaient pas mal non plus : sans qu’on m’ait rien expliqué, je me suis retrouvée dans un centre de rétention pour étrangers illégaux, où j’ai passé la nuit enfermée dans une cellule en attendant mon vol de retour. Une fois montée dans l’avion, le cauchemar n’était pas fini pour autant : j’avais été signalée "persona non grata" aux autorités hongroises (mon pays de transit, je voyageais avec la Malev) et françaises... j’ai donc dû me farcir "l’arrivée triomphale" avec escorte policière...Tu penses bien que je me suis pas privée d’ouvrir ma gueule et de leur expliquer exactement pourquoi ils avaient été convoqués à venir me chercher (parce qu’évidemment, on ne leur avait rien dit sur les véritables raisons de ce refoulement) Heureusement, les flics en questions, hongrois et français, se sont montrés très compréhensifs et ils m’ont vite laissée partir, en s’excusant presque d’avoir eu à m’imposer le passage au poste pour simple contrôle. Inutile de te dire que j’étais furieuse... Non contents de me faire perdre mon boulot et de priver les étudiants palestiniens d’une enseignante à la veille de la rentrée universitaire, mon "Inquisiteur" du Mossad avait aussi mis sa menace à execution :(menace éructées parce que je ne me laissais pas impressionnées par les menaces de refoulement, et que prenant le contre-pied, je les suppliais au contraire de me renvoyer chez moi, parce que je n’avais pas l’intention de rester une heure de plus dans ce pays de malades !) me dénoncer aux flics de Hongrie et de mon propre pays dans le seul but de m’impressionner et de m’attirer un maximum d’ennuis... pas de chance pour eux, ça n’a pas marché. et c’est aussi la goutte de trop. En me faisant fliquer jusque sur le tarmac français, quelque chose me dit qu’ils sont allés trop loin, que cela peut précisément être un point sur lequel contre-attaquer... Malheureusement, jusqu’à présent, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’occuper d’une éventuelle défense. Dans les jours qui ont suivi mon retour catastrophe, il a fallu gérer l’urgence ; car j’étais de retour au pays sans aucun parachute : boulot perdu du jour au lendemain, sans droit au chômage ni à aucune aide que ce soit, sans sécu, sans un rond, ou si peu. Et Jérôme qui habitait encore chez ses parents... heureusement qu’il venait de trouver du boulot à la Caf ! J’ai donc passé les semaines qui ont suivi mon retour à "gérer" cet espèce de rapatriement sans nom, en visitant des apparts entre deux ou 3 démarches kafkaïennes dans les bureaux des Assédics et de la sécu, et en cherchant du boulot...Heureusement, je n’ai pas eu besoin de chercher longtemps : par le plus grand des hasards,un soir(2 jours après mon retour) en sortant du cinéma où je venais de retourner le couteau dans la plaie en allant voir le dernier film de Suleiman, j’ai rencontrée une jeune fille qui s’apprêtait à partir à Bir Zeit comme VI, et qui aurait donc dû être ma collègue. Je lui ai bien sûr tout raconté, elle était verte, à peine rassurée par son passeport diplomatique (elle m’a d’ailleurs appris depuis qu’elle n’avait toujours pas son visa de travail, et que même les employés du Consulat de Jérusalem allaient se retrouver en situation illégale d’ici quelques temps !!! ). Providentielle rencontre, car c’est grâce à elle que j’ai pu retrouver du boulot aussi vite : précaire (je suis vacataire, donc payée au lance-pierre), mais à plein temps, et c’est infiniment mieux que l’absolu rien du tout auquel je pensais être condamnée dans l’immédiat ! en plus, c’est super intéressant : j’enseigne le français à des jeunes demandeurs d’asile en cours d’intégration en lycée professionnel. Exactement ce que j’avais envie de faire en rentrant en France... mais l’année prochaine... Depuis mon retour, je n’ai pas arrêté et j’ai dû attendre les vacances de la Toussaint avant de pouvoir souffler et commencer à réfléchir à la suite à donner à tout ça... C’est pour ça que tu n’as pas eu de nouvelles avant...mais je comptais bien t’écrire, car je fais confiance à ta capacité à transmettre les infos pour faire savoir autour de toi ce qu’il m’est arrivé.... De mon côté, j’ai commencé à diffuser auprès de mes amis (dont un auteur de théâtre qui écrit parfois des chroniques dans Libé) un texte écrit pour résumer ce que j’ai subit et surtout attirer l’attention des lecteurs sur ce que cela signifie pour les Palestiniens. C’est sans doute maladroit, pas assez détaillé ( on m’a fait remarquer avec bon sens qu’un autre texte, racontant en détail le déroulement de mon espèce de "garde à vue", pourrait être très utile ; C’est bien vu, le seul problème, c’est que ça va être long et fastidieux à raconter, et que j’ai pas encore eu le temps de m’ y atteler !!! mais je vais essayer), mais pour le moment, c’est tout ce que j’ai sous la main comme texte à peu près présentable pour donner une idée de la dernière invention perverse des Israëliens pour couper les Palestiniens du reste du monde...Je te l’envoie en fichier attaché, tu en fais ce que tu veux, mais le diffuser au maximum pourrait être un début...

    Elodie"

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